L'ensemble des techniques que vous allez découvrir sur ce blog ont été collectées, améliorées, trouvées pour certaines, grâce aux contact avec des graveurs, de brèves discussions, des stages et des rencontres heureuses et déterminantes... donc je n'ai pas inventé la linogravure mais je crois que c'est la première fois qu'il existe (enfin) une "compilation" commentée (avec photos et exemples) sur cette technique qui dépasse la taille à la gouge... et c'est parti, bon amusement !
La linogravure (gravure sur linoléum) est une technique largement connue par le grand public mais de manière trop sommaire. Souvent apparentée à la xylographie (gravure sur bois), la technique du linoléum a fait des bonds ces dix dernières années. Des images obtenues dans la gravure"classique" telle que la pointe sèche, l'eau forte, le vernis mou peuvent être réalisées sur le lino. Voici un aperçu des différentes techniques utilisées:
- Rehausse de pâte sur le lino (empruntes, textures ...)
- Attaque à la soude
- La technique de la pointe sèche
- La technique des gris (technique d'impression)
- Taille à la gouge et à la fraiseuse
- La taille du lino perdu
- Gaufrage, estampage, relief
- Les encres
- La numérotation, le titre, la signature et la date

Une vue de plusieurs rouleaux de linoléum à l'état brut. Celui-ci est composé d'une poudre de liège, d'huile de lin, de gomme et de résine le tout collé sur une toile de jute. Le linoléum a une superficie exempte de nervures et il est plus facile à inciser que le bois. D'autre part, on le trouve sans peine et dans de très grandes dimensions. C'est un matériaux sain et bactéricide. Son épaisseur est variable mais il est préférable d'utiliser du 3,2 mm ce qui permet de réaliser des tailles profondes sans toucher la toile de jute ce qui pourrait amener de petits problèmes lors de l'impression !
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